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Lettre économique de mars 2018 : Le monde n’est pas un village

"Je sympathise par conséquent, avec ceux qui souhaiteraient réduire au minimum l’interdépendance entre les nations, plutôt qu’avec ceux qui souhaiteraient la porter à son maximum (…)

 

Produisons les marchandises chez nous chaque fois que c’est raisonnablement et pratiquement possible ; et, surtout, faisons en sorte que la finance soit en priorité nationale. Cependant, ceux qui veulent délivrer leur pays des liens internationaux dans lesquels ils sont pris, devront le faire lentement et prudemment." La citation placée en exergue et en guise de chapeau à ce numéro de la Lettre économique, est extraite d’un texte publié en 1933 par le célèbre économiste  britannique  John  Maynard  Keynes  (1883-1946).

 

Le prix des oeufs incertain

Durant les deux derniers mois de 2017, le prix des oeufs s’est maintenu à 12 € HT les cent pièces, soit son maximum pendant la crise européenne du Fipronil qui n’avait pas affecté les élevages français. Depuis le début de l’année 2018, le cours des oeufs continue de reculer et affiche une baisse de 17 %. Cette baisse, pour importante qu’elle soit, n’apparaît pas vertigineuse. Les opérateurs ont en effet besoin de ce produit, et les consommateurs continuent de payer un prix somme toute encore élevé.

 





Ouverture du marché chinois à la viande bovine française : une diplomatie du boeuf ?

A l’issue du déplacement du président Emmanuel Macron en Chine début janvier 2018, la délégation française a obtenu de la part des autorités chinoises l’ouverture du marché chinois aux importations de viandes bovines françaises, qui étaient jusque-là prohibées depuis la crise d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), dite aussi maladie de la « vache folle ». Si l’accès à ce marché en plein essor suscite un vent d’optimisme pour une filière en difficulté structurelle depuis de nombreuses années, la bataille s’annonce rude avec la présence d’acteurs déjà bien implantés dans l’empire du milieu.


Des produits psychoactifs illicites dans le PIB

Le 30 janvier 2018, l’INSEE a annoncé que la consommation de stupéfiants et les activités liées à cette consommation allaient être intégrées dans le calcul du Produit Intérieur Brut (PIB). Il y a une production domestique (illicite) de plantes psychotropes comme le cannabis. Aux yeux des comptables nationaux, ce n’est pas une production agricole mais une activité de transformation pharmaceutique… Il n’y aura donc pas de poste « Cannabis » dans le prochain compte de l’agriculture.


Baisse des prix agricoles de 1,1 % sur l’année 2017

Les prix agricoles à la production augmentent sensiblement en janvier 2018 en France. La hausse est de 0,3 % par rapport à décembre, mais ont diminué de 1,1 % sur l’année 2017, indique l’INSEE.