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Lettre économique de février 2019 - L'agriculture est une affaire d'Etat

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Au sommaire de la lettre économique : l'agriculture russe ; entrée en vigueur le 1er février du relèvement du seuil de revente à perte ; 2018 : année record pour la FoodTech française ; progression de la faim dans le monde.

Edito : L’agriculture est une affaire d’État

Les performances accomplies par la Russie dans le secteur agricole depuis le début des années 2000, amplifiées après l’instauration de l’embargo en août 2014, renvoient à un débat qui fut constitutif de la science économique. L’agriculture relève-t-elle du marché ou bien est-ce une affaire d’Etat ? L’expérience russe de ces vingt dernières années montre à l’envi que la régénération d’un secteur ayant connu de grandes difficultés, est possible si l’Etat lui donne l’impulsion suffisante. Un exemple à méditer dans la mesure où le positionnement de la Russie sur les marchés mondiaux n’a cessé de se renforcer.

Relèvement du SRP un jeu de poker menteur ?

L’entrée en vigueur le 1er février du relèvement du seuil de revente à perte (SRP) fait craindre une poussée inflationniste du panier de biens alimentaires des consommateurs français. Mais qu’en est-il vraiment au regard des mécanismes introduits par l’ensemble de la loi EGAlim et des réactions des acteurs économiques ?

La foodtech, nouvel eldorado de l’agriculture française ?

Alors que la conjoncture économique pour le secteur agricole en France semble déprimée depuis de nombreuses années, la croissance de la FoodTech* made in France connaît une formidable expansion. Au regard des sommes investies, cet engouement pour l’agriculture 2.0 pourrait se révéler comme un nouvel élan pour l’agriculture française, et un enjeu pour les institutions publiques.La faim progr

La faim progresse (encore) dans le monde

Durant près de quinze ans, la faim dans le monde avait régressé, touchant encore près d’un milliard d’êtres humains en 2005, chiffre tombant en 2014 à 783 millions. Le développement économique de certaines régions du monde, à commencer par l’Asie, avait permis une baisse importante de la malnutrition. La FAO pouvait alors réaffirmer son ambition d’éradiquer ce fléau à l’horizon 2030.