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Productivité de l'agriculture française en panne : quels impacts dans la filière agroalimentaire ?

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A lire dans notre Analyses et Perspectives de juin 2022 sur productivité de l'agriculture française en panne : quels impacts dans la filière agroalimentaire ?

Longtemps, la productivité a été le moteur de l’agriculture française. Plus de volumes à moindre coût et dans la recherche d’une efficacité technicoéconomique optimale, devait permettre de résoudre la quadrature de toute agriculture moderne : assurer le maintien des revenus des agriculteurs et simultanément proposer aux consommateurs une offre abondante et bon marché de produits agricoles et alimentaires (deux objectifs antagonistes sans productivité). 

Mais depuis quelques années, il semble que la productivité de l’agriculture soit en panne ; au plan macroéconomique, on constate une stagnation de la production sans réduction proportionnelle des volumes des facteurs de production (travail, capital, intrants). Dans ce numéro d’Analyses et perspectives, nous nous proposons d’affiner l’analyse en faisant un compte de surplus de l’agriculture nationale ; c’est un outil bien connu des économistes agricoles qu’ils l’utilisent souvent dans leur travaux. Dans la méthodologie que nous utiliserons ici (une réécriture du compte de l’agriculture nationale publié chaque année par l’Insee), nous verrons qu’en effet, il y a bien un ralentissement de la productivité agricole globale dont les effets économiques sur les partenaires de l’activité agricole sont inégaux.

Le partage des gains et des ,pertes de productivité dans la filière passe par les prix (nous verrons comment). Sur ce point, les agriculteurs sont peu pénalisés car ils bénéficient de rapports de prix à leur avantage ces dernières années et leurs revenus sont sur un trend haussier. En revanche, les clients qui ont longtemps été les gagnants de la productivité agricole sont, aujourd’hui, dans une situation moins favorable : pour eux l’essoufflement de la productivité agricole est synonyme de hausse de prix de leurs achats. Pour tous les autres acteurs (salariés, banques, fournisseurs et propriétaires fonciers), les rapports de prix sont, aussi, à leur défaveur et pèsent négativement sur les revenus qu’ils tirent de l’activité agricole. Quant à la puissance publique, acteur majeur de l’économie agricole, elle est toujours contributrice nette de l’agriculture nationale, qu’il y ait ou non productivité (ce qui pose problème quand on fait l’hypothèse qu’une des justifications de l’aide publique à l’agriculture est de favoriser l’émergence de gains de productivité dans l’agriculture française). In fine, ce que montrent les résultats du compte de surplus de l’agriculture nationale que nous proposons, c’est qu’en régime de faible productivité agricole (la situation d’aujourd’hui), les rapports de prix sont devenus essentiels pour assurer les revenus des partenaires.

Dans ce contexte, on comprend que donner un cadre règlementaire à la négociation des prix agricoles est d’une grande importance ; c’est tout l’enjeu des dispositifs EGALIM dont on débat actuellement, et dont on cherche à mesurer les premiers effets.

Au sommaire de l'Analyses et Perspectives sur la productivité de l'agriculture française en panne :

  • Contexte : EGALIM
  • Compte de surplus, de quoi s'agit-il ?
  • Compte de surplus : un outil très utilisé
  • Méthode empirique
  • Le plan : 
    • Partie 1 : le compte de suplus de l'agriculture française en 2021
    • Partie 2 : compte de surplus - séries longues (1980 - 2021)
    • Conclusion : à qui profite la productivité agricole ?

 

Consultez l'intégralité de l'Analyses et Perspectives sur la productivité de l'agriculture française en panne

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