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Chambres d'agriculture 2019-2025, notre projet stratégique

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Le 26 septembre, à l’occasion de leur session nationale, les Chambres d’agriculture partageaient, à travers trois tables rondes publiques, l’état d’avancement de leur projet stratégique 2019-2025.

 

Cette présentation marquait le démarrage d’une consultation publique élargie à des parties prenantes et partenaires. Une consultation plus collaborative et plus ouverte considérée par Claude Cochonneau, président des Chambres d’agriculture comme innovante et inédite dans le réseau d’établissements.

Ce projet se décompose en trois axes :

  •     accompagner l'agriculture dans ses transitions économiques, sociétales et climatiques
  •     créer plus de valeur dans les territoires
  •     faire dialoguer agriculture et société

 

On y retrouve seize domaines d'activités stratégiques décrits à travers une ambition et un programme d'action.

L'objet de la présentation du 26 septembre dernier était de confronter cette première version du projet des Chambres d'agriculture, au regard d'une quinzaine de personnalités représentant des parties prenantes de l'agriculture, des partenaires du monde agricole ou représentants des consommateurs.

Voir les verbatims des intervenants du débat.

Table ronde 1 : Accompagner les transitions - les interventions les plus marquantes

  • P. Noyau : Cinq constats de rupture nous ont permis de construire ce premier axe de travail : économique, générationnel, écologique, technique et technologique.
  • J.-B. Moreau : il est hors de question d'accepter cette baisse de budget des Chambres d'agriculture telle que proposée par le gouvernement. On a besoin des Chambres d'agriculture pour accompagner les transitions.
  • P. Mauguin :  L'IRD c'est LE domaine connecté à tous les autres : il ne sera utile que s'il irrigue les autres domaines d'activités, que s'il est connecté au bio, à la bio économie...
  • B. Chevassus-au-Louis : il faut rompre avec le modèle producteur d'innovation - consommateur d'innovation ! Si on ne se dit pas que tous les agriculteurs doivent être des acteurs de l'innovation, on se trompe.
  • J.-P. Raynaud : Sur l'installation, il faut simplifier, être plus efficace et répondre au défi majeur qui est le renouvellement des générations.
  • J.-P. Bordes : Le numérique inonde tous les secteurs d'activités, y compris l'agriculture.  Il faut laisser respirer ce monde numérique. C'est comme la biodiversité, c'est très difficile de l'orchestrer.
     

Table ronde 2 : Créer plus de valeur dans les territoires - les interventions les plus marquantes

  • D. Prieur :  C'était l'agriculture qui faisait l'alimentation. Aujourd'hui c'est l'alimentation qui fait l'agriculture.
  • C. Casanova : Jusque-là, avec la Chambre d'agriculture on se voit assez peu, et sur des sujets sur lesquels on n'est pas d'accords : on ne se voit que quand on est en conflit. Grâce aux PAT, on travaille sur des sujets qui nous rassemblent.
  • J.-P. Arcoutel : Et si on se mettait à penser ensemble ? Il y a un partenariat à réinventer entre les chambres et les coopératives. Est-ce que les coopératives sont prêtes à accompagner les CA : oui, sans hésitation !
  • G. Darde : Dans la restauration collective on a une clientèle captive, on peut faire des contrats. Pour mieux rémunérer les producteurs il y a un coup à jouer sur les questions du gaspillage alimentaire.
  • F. Chaigneau : Notre métier c'est d'apporter des financements. La Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC) est aussi un investisseur direct et nous choisissons les projets sur des critères de durabilité.
     

Table ronde 3 : Faire dialoguer agriculture et société - les interventions les plus marquantes

  • L. Servant : L'agriculture est un enjeu de société. Les agriculteurs subissent des attaques sur de nombreux aspects y compris des attaques physiques. Il faut mettre en place des instances de dialogue.
  • C. Charron :  On n'a jamais eu une aussi bonne alimentation et on n'a jamais eu aussi peur de ce qu'on mange. ET quand on a peur, on ne pense plus de manière rationnelle. Vous voulez communiquer mais il faut écouter ! Les Chambres d'agriculture pourront alors aider à reconnecter.
  • R. Mondot : Les Chambres d'agriculture attendent des réponses des élus, et ne se rapprochent pas suffisamment des citoyens. Le projet stratégique ne donne pas suffisamment de place aux citoyens.
  • H. Le Bras : Actuellement il y a une repopulation des zones rurales. Les agriculteurs du coin, je ne les connais plus. Ils ont des grosses machines, on ne se parle pas, on ne sait pas bien ce qu'ils font. On a besoin de corps intermédiaires pour gérer cette situation et se reconnecter. Il faut accroître leur rôle et leur nombre.
  • S. Raspail : On arrive au bout d'un système, mais comment changer de système ? Il faut un conseil de transition accessible à tous.
  • A.-C. Vial : Vous dites que vous avez un problème de communication. Ce n'est pas ça…  La société pose des questions d'éthique, vous répondez de manière technique et économique. Sur ce registre, vous n'êtes pas audibles. Je reste convaincue que le réseau des Chambres est le meilleur réseau pour apporter des réponses. Elles sont présentes localement, à l'échelle infra départementale.

 

Et la suite ?

Avant on disait aux gens « voici ce qu'on a à vous dire » conclut Sébastien Windsor. C'est la première fois que les Chambres d'agriculture se mettent dans une posture d'écoute active. Ces différents retours et avis des parties prenantes seront retraités et, le cas échéant, intégrés dans le projet stratégique des Chambres d'agriculture 2019-2025.

Les 27 et 28 novembre, une version retravaillée du projet stratégique 2019-2025 des Chambres d'agriculture sera présentée pour adoption par l'ensemble des présidents, à l'occasion de la prochaine session.