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Le "hard Brexit" menace nos filières !

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A la suite du rejet par le parlement britannique de l’accord de sortie de l’Union européenne défendu par la première ministre britannique Theresa May, les incertitudes sur les conditions de sortie du Royaume-Uni n’ont jamais été aussi grandes. Les filières agricoles et agroalimentaires françaises font partie des acteurs économiques les plus exposés à ces incertitudes.

Le Royaume-Uni est un partenaire commercial majeur pour nos filières, celui-ci représentant notre 3ème débouché pour nos exportations agroalimentaires. A l’inverse, la France est le 2ème plus important fournisseur de produits agroalimentaires du Royaume-Uni. Dans le cas d’une sortie sans accord du Royaume-Uni, certaines de nos filières pourraient subir de très lourdes pertes financières. Les exportations de vins et spiritueux à destination du Royaume-Uni pèsent pour plus de 1,32 milliards d’euros dans notre balance commerciale. Les opérateurs laitiers français ont expédié plus de 270 000 tonnes de produits laitiers l’an dernier, dont 89 000 tonnes de fromages. Certaines de nos productions font d’ailleurs partie des fromages les plus appréciés par les britanniques, telles que le Brie ou le Camembert. D’autres productions françaises sont également grandement menacées, comme les pommes dont la France est le premier fournisseur du Royaume-Uni avec de 130 000 à 140 000 tonnes exportées chaque année.

Une sortie du Royaume-Uni sans accord représenterait un coût de plus de 500 millions d’euros pour les exportations de nos filières agroalimentaires, sur une perte estimée au total à 3 milliards d’euros pour l’économie française. L’agroalimentaire serait donc le 3ème secteur économique le plus touché. Cet impact économique pourrait être d’autant plus important si l’on y ajoute les coûts liés à la dépréciation de la Livre Sterling, ainsi que les surcoûts liés à la restauration de droits de douane, à la logistique et à l’introduction de nouvelles normes sanitaires pour franchir la frontière britannique. De plus, malgré la qualité reconnue de nos produits, l’inflation alimentaire, que subissent déjà les consommateurs britanniques, amènerait sur le long terme à une réduction de leur pouvoir d’achat et donc de la demande de nos produits.

"Nous appelons les pouvoirs publics français à mettre en place toutes les mesures nécessaires pour soutenir nos filières agricoles et alimentaires. Les acteurs de nos filières doivent bénéficier de l’ensemble des informations économiques, juridiques et réglementaires nécessaires à la préservation de nos échanges avec notre voisin britannique. Ces échanges sont vitaux pour la santé économique de nos filières.
Enfin, la France doit à tout prix veiller à ce que la construction de l’Union européenne n’en sorte pas encore plus fragilisée" Claude Cochonneau, président des Chambres d’agriculture.

Contact Presse

Chambres d’agriculture France - APCA
Iris Roze – 01 53 57 10 51 / 06 09 86 02 26
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